2 millions de personnes travaillent dans l’artisanat à Madagascar. Nous sommes tous émerveillé par le travail accompli par ce peuple tant pour leur ingéniosité que pour leur talent à transformer tout et n’importe quoi en de ravissantes oeuvres d’art. Pourtant, l’artisanat doit faire face à des problèmes récurrents si elle ne veut pas se laisser distancer par d’autres pays.
Il existe un manque certain de matière première. Madagascar en regorge mais tout ce qui est de qualité fini dans des containers et part à l’exportation, principalement en chine. L’artisanat doit se contenter la plupart du temps de matières premières médiocres voir carrément de produits recyclables (mot gentillet pour évider de dire à base de déchets).
On peut noter un manque cruel de créativité. L’artisanat se copie, il existe très peu de nouveauté tant d’un point de vue du design que de l’harmonisation des couleurs. Qui un jour ne s’est pas demandé pourquoi trouve-t-on aux 4 coins de l’île des girafes en raphia alors que cet animal est absent de Madagascar ? L’artisanat à donc besoin de formation dans tous les domaines, création, conception, fabrication… Autre exemple : les sculpteurs sur bois font des prouesses. Le seul hic, c’est qu’ils travaillent un bois vert et qu’ils ne prennent pas le temps de le faire secher correctement dès leur oeuvre achevé. Le risque ? L’article acheté par le touriste, se fissurera passé quelques semaines. Pour vende plus cher, cela passe obligatoirement par une augmentation de la qualité des produits.

Le financement est une autre partie à développer pour pouvoir aider durablement l’artisanat malgache. Beaucoup travaille avec très peu de moyen, possèdant quasiment pas de stock, ils ne peuvent faire fasse à un accroissement des commandes clients. Il faut développer et moderniser l’outil de production en permettant aux entrepreneurs d’emprunter facilement.